Je vous propose des sujets sur la condition animale et par là même sur la condition humaine, sous forme de récits basés sur les recherches scientifiques ou d'histoires vécues. QUI SUIS-JE? MON LOGO?
lundi 26 octobre 2015
vendredi 23 octobre 2015
POURQUOI FAUT-IL PROTÉGER LES CHAUVES-SOURIS ?
Ces mammifères volants ont longtemps été victimes de fausses croyances : les chauves-souris portaient malheur. En effet, elles se déplacent surtout la nuit, leur vol est silencieux bien que très rapide,elles sont noires ( le noir est très souvent signe de mort, de malédiction), elles vivent souvent dans des grottes, des galeries de mines. Elles sont entourées de mystère; on ne comprenait pas comment elles se dirigeaient. Comble de bizarrerie, imputable-cela va de soi-au diable, elles dorment, accouchent, allaitent la tête en bas...Toute inversion porte la signature du démon, ce qui donne,hélas,le droit de les persécuter...
Elles sont silencieuses.Pas de cris, pas de chant.
En fait, elles font de petits bruits par la bouche (claquements de langue) ou par le nez. Ces bruits ont une importance capitale: c'est la base du phénomène d'écholocation qui leur permet d'apprécier précisément les obstacles.
Certaines espèces, dans les pays tropicaux surtout mangent des
fruits ou des fleurs mais dans la très grande majorité des cas,elles se régalent surtout d'insectes, ce qui nous arrange bien, mais nous n'étions pas décidés à leur accorder quelque crédit que ce soit. et puis nous n'avions pas de données exactes.
Elles ont 1 ou 2 petits par an, 3 est exceptionnel.
Les femelles font comprendre à leur petit qu’il doit rester tout seul quand
elles vont chasser. Comment ? Lire l'article sur les pipistrelles...
Les accouplements se font à l’automne, la
fécondation peut être différée par stockage du sperme. Les futures mères programment les naissances naturellement! Il nous a fallu des siècles pour en faire autant et encore...
Il existe 3 espèces de chauves-souris vampires ou
carnivores, sur 1232 espèces. Il leur arrive aussi de manger des congénères.
Les forêts brûlées peuvent être régénérées par ces
chiroptères. Pollinisatrices,
elles rendent ainsi les mêmes services à l’homme
et à la nature que les abeilles.
En Europe l’espèce
est migratrice, de Bretagne en Tchéquie par exemple. En Bretagne, elles logent
dans des maisons ou dans des troncs d’arbres.
La plus grande a 2m d’envergure et pèse 1kilo, la plus petite
pèse 10 grammes, son envergure est de 10 cm.
Elles peuvent manger 30% de leur poids
en insectes.
Parmi leurs prédateurs possibles,on trouve
chats, chouettes, lézards et rapaces.
Nous les avons bêtement persécutées, faisons-nous maintenant un point d'honneur de les protéger...
Nous les avons bêtement persécutées, faisons-nous maintenant un point d'honneur de les protéger...
dimanche 11 octobre 2015
DEPUIS LE RIFT AFRICAIN A LA CONQUÊTE DE LA PLANETE ...(1)
Les animaux ont été nos indispensables compagnons de route
depuis l’Afrique de l’Est, la région du Rift, là où Yves Coppens a découvert
les ossements de Lucy. Cette ‘femelle’ australopithèque
se déplaçait beaucoup dans les branches des arbres et juste un peu sur terre. Les ancêtres de
tous les hommes actuels viennent du Kenya. Comment le sait-on? Des ossements de
7 millions d’années n’ont été découverts qu’au Kenya, ceux de 6 et de 5
millions d’années aussi. Il s’agit d’ossements considérés comme étant ceux des
ancêtres de l’homme. Après, c’est toute l’Afrique qui est concernée. Au passage : vous voyez bien que nous sommes tous des
Africains !
A partir de sept cent mille ans avant notre ère, les
homininés (pas encore vraiment du genre homo) de l’époque, ont commencé à se déplacer, majoritairement vers le
Nord. Pourquoi ? Sans doute parce qu’ils ne trouvaient plus de nourriture
dans leur environnement immédiat. Les arbres, les buissons avaient déjà été
dépouillés de leurs fruits, de leurs feuilles, de leurs baies, de leurs
racines, de leur écorce tendre. Les
animaux en tant que nourriture se faisaient-ils plus rares? Je
pense que les gastronomes Français d’aujourd’hui (dont vous faites partie,
sûrement) apprécieront le fait que nos très lointains ancêtres goûtaient déjà
les grenouilles et les escargots…Quoiqu’il en soit, ils sont partis, peut-être
déjà attirés par l’ailleurs, par l’inconnu.Les animaux les ont suivis. Ils
étaient indispensables les uns aux autres. Les herbivores pour les carnassiers,
les deux espèces pour les humains. Ces
derniers trouvaient chez les animaux de la nourriture, mais aussi ce qu’il leur
était nécessaire pour se vêtir et s’abriter. Ces homininés étaient déjà
chasseurs : certains crânes d’animaux portent des traces de pierres
jetées…
Imaginons ces étranges cohortes progressant par
étapes : un espace conquis devient un point de départ pour la suite…Les premiers
à se déplacer ont été les homo ergaster, c’est-à-dire artisans. Ils
fabriquaient des outils, très modestes bien sûr. Ils ont modifié des pierres pour servir de racloirs, d'armes.Parmi les ossements, on a
trouvé des petites pierres qui devaient
servir à éplucher les racines et les tubercules. Au fur et à mesure de leur
migration, les homo ergaster, sont devenus erectus ce qui veut dire qu’ils
se tenaient enfin parfaitement debout puis…mais nous y reviendrons !
Les années passant, les décennies s'ajoutant aux décennies, les kilomètres aux kilomètres, les "hommes"ont changé, les animaux aussi mais toujours indispensables les uns aux autres. A travers les armes et les outils ont voit l'évolution. Mais il y a une constante intéressante: le rapport de l'homme à l'animal. Les parties dures des animaux(bois de rennes, ivoire des défenses de mammouths, os et cornes de rhinocéros une fois associés à des épieux, à des pierres taillées) servent d'armes et d'objets utilisés dans la préparation des peaux pour se vêtir et se protéger: racloir , grattoir et finalement dernier raffinement, les aiguilles à chas sculptées dans des dents de rennes pour coudre...Vous imaginez! Parmi les derniers raffinements dans les armes, les propulseurs et sur ceux-ci de magnifiques sculptures d'animaux. Splendeur de l'art magdalénien, vers dix mille ans BP...Pendant très longtemps, les différents types d’homininés, les australopithèques (sans doute quelques uns) les ‘homo’habilis et autres ont voyagé de concert et ont donné naissance à une grande variété de sous-espèces: selon de récentes recherches, l'hybridation favorise l'endurance et la vitalité...
Les années passant, les décennies s'ajoutant aux décennies, les kilomètres aux kilomètres, les "hommes"ont changé, les animaux aussi mais toujours indispensables les uns aux autres. A travers les armes et les outils ont voit l'évolution. Mais il y a une constante intéressante: le rapport de l'homme à l'animal. Les parties dures des animaux(bois de rennes, ivoire des défenses de mammouths, os et cornes de rhinocéros une fois associés à des épieux, à des pierres taillées) servent d'armes et d'objets utilisés dans la préparation des peaux pour se vêtir et se protéger: racloir , grattoir et finalement dernier raffinement, les aiguilles à chas sculptées dans des dents de rennes pour coudre...Vous imaginez! Parmi les derniers raffinements dans les armes, les propulseurs et sur ceux-ci de magnifiques sculptures d'animaux. Splendeur de l'art magdalénien, vers dix mille ans BP...Pendant très longtemps, les différents types d’homininés, les australopithèques (sans doute quelques uns) les ‘homo’habilis et autres ont voyagé de concert et ont donné naissance à une grande variété de sous-espèces: selon de récentes recherches, l'hybridation favorise l'endurance et la vitalité...
Ainsi, ils ont quitté l'Afrique, passant par le Sinaï, ils ont abordé le Levant.
Sachez maintenant que tout ceci est vrai … et
faux. La suite dans un prochain article.
mercredi 7 octobre 2015
LE LOUP, LE CHIEN
Le Loup, Le Chien,
Lors des
migrations depuis le Rift Africain vers l’Europe, les hommes et les animaux étaient
compagnons de route. Cette proximité était obligatoire pour la survie des uns
et des autres. Nous reviendrons sur ces migrations dans un prochain sujet.
Il semblerait que le premier animal à être
domestiqué par l’homme soit bien le loup. Plutôt apprivoisé que domestiqué
d’ailleurs. Au fil des décennies, ce loup est devenu le chien. En effet, son nouveau mode de vie près des
hommes a produit des changements d’anatomie et de comportement.
Commencée vers douze mille ans avant notre ère, la
domestication a été très progressive. Pourquoi le loup ? Les hommes et les
loups partageaient le même territoire. Ils chassaient les mêmes gibiers, ils
luttaient pour les mêmes prises, ils partageaient les mêmes charognes quand il
ne restait plus que cela. L’image est fascinante.
Imaginons la scène. Les hommes et les loups rabattent
ensemble des proies, les tuent et les dévorent se surveillant de l’œil, la face
ensanglantée, au milieu des grognements….
Quand les hommes se sont sédentarisés (plus ou
moins) et ont « inventé » le feu, les loups se sont rapprochés de ces
lieux d’habitation, profitant des restes de nourriture.
Lorsque les louves étaient tuées par les chasseurs, les
femmes allaitaient les louveteaux. Ceci
nous semble très primitif mais encore à l’heure actuelle, en Sibérie, en
Amazonie, en Afrique, et même dans certaines contrées d’Europe, des femmes
allaitent des faons, des gorets, des singes etc.
Enfin,
l’homme utilise le loup pour la chasse, la femme et les enfants jouent avec les
louveteaux.
Dans la famille des hommes, le loup change par
imprégnation : naître, vivre parmi eux le modifie insensiblement, il
devient le chien.
Il existe une longue histoire de compagnonnage entre
ces deux mammifères, carnivores puis omnivores, proches par l’intelligence…
Aujourd’hui, en France, le loup est considéré comme
un nuisible. Question de territoire ?
dimanche 20 septembre 2015
MES SOURCES
L’homme et l’animal ont parties liées
Hebdomadaire Le Point. 6/2/99 : l’Odyssée de
L’espèce
Science et avenir junior Hors série mars 2012. Science et vie junior Hors Série
Les premiers hommes Avril 2014
La plus belle histoire des animaux France Loisirs
2001 avec autorisation du Seuil
La plus belle histoire du monde France Loisirs1997
avec autorisation du Seuil
« Le point de vue animal» Eric Baratay Edition
du Seuil 2012
« Sans les animaux le monde ne serait pas
humain» Karine Lou Matignon. Albin Michel 2000
Alain Gallo : « les animaux :
Psychologie et comportement »Milan eds 1999
Pascal
Picq :paléoanthropologue : « Les origines de l’homme »
Mémoire de singe, paroles d’homme, Boris Cyrulnik
1983
Si les lions pouvaient parler sous la direction de
Boris Cyrulnik Essais sur la condition animale Quarto Gallimard1998
Sous le signe du lien, Boris Cyrulnik1989
Zoos humains et expositions coloniales Editions la
Découverte 2002,2011
« Faut-il manger les animaux ? » Jonathan Safran Foer 2011 éditions L’olivier
Le silence des bêtes Elisabeth de Fontenay. La
philosophie à l’épreuve de l’animalité. Fayard 1998
Sans offenser le genre humain Réflexions sur la
cause animale, Elisabeth de Fontenay. Albin Michel 2008 :
Sur les traces du Panda. La lettre d’information
trimestrielle du WWF
Le bulletin d’information mensuel de la Réserve
naturelle des marais de Séné
Franz de
Waal : primatologue, éthologue néerlandais. « L’âge de
l’empathie » Actes Sud 2011. « Le singe en nous » Fayard2006
Recherches de l’INRA, articles journaux et vidéos.
Diane Fossey et les gorilles, film :
« Gorilles dans la brume » avec Sigourney Weaver
Jane Goodall et les chimpanzés : « Les
chimpanzés et moi » Stock 1971. « Nous sommes ce que nous
mangeons » Actes Sud 2008
Yves Coppens, découvreur de Lucy notre arrière
arrière grand’tante. « Le singe, l’Afrique et l’homme »Fayard
1983
Libellés :
apprentissage,
Boris Cyrunik,
chimpanzés,
Diane Fossey,
Digard,
E de Fontenay,
espèce,
gorilles,
Jane Goodall,
Leakey,
origines,
Picq,
scienceavenir,
Sigourney Weaver,
WWF,
zoos humains
L'HOMME AVANT DARWIN
L’homme regardait la création du haut de son
piédestal, piédestal qu’il s’était lui-même construit. Au fur et à mesure des
découvertes scientifiques, il a dû déchanter .C’est ce que Freud appelle les
trois blessures narcissiques de l’homme. Avant Copernic (15ème
siècle) les hommes se croyaient au centre de l’univers puisque selon eux la
terre était le pivot autour duquel tournait le monde.
Et puis, stupéfaction, horreur et damnation Darwin est
arrivé avec sa théorie de l’évolution. En 1860, on annonce la nouvelle dans un
salon anglais très comme il faut. Une dame également très comme il faut
entendant dire que l’homme descend du singe s’effraie avec
humour : « Pourvu que cela ne s’ébruite pas ! ». La
formule ‘’l’homme descend du singe’’ est erronée. L’homme et le singe ont
un ancêtre commun. L’homme (hominidé) n’est descendu que de son arbre pour
aller courir dans la savane mais c’est déjà beaucoup.
Au 20ème siècle, Freud lui-même a montré
que l’homme qui se voyait comme un être de raison et de logique, était motivé
par son inconscient, ses pulsions et ses instincts. Il n’a aucune manière de
maîtriser ces parties de lui-même.
Il y a une façon de palier tout cela : ne pas y
croire. En ce qui concerne l’inconscient, les neurologues spécialistes du
cerveau, en utilisant des scanners sophistiqués, peuvent différencier les
moments où la pensée est consciente et les moments où l’homme navigue dans les
parties inconscientes de son être.
Et
maintenant, il lui faudrait admettre que les animaux (au moins tous les
mammifères) sont sensibles, ont de l’empathie (ils entourent d’affection les
mères qui ont perdu leurs petits, sont capables de se priver d’un plaisir
(friandise, jouet, je parle de recherches en laboratoire) pour éviter de la
souffrance à d’autres. Ils se consolent les uns les autre (caresses, présence)
Ils s‘entraident, ils ont une culture
etc. L’homme se dit : « Trop,
c’est trop ! ».
Nous verrons des preuves de cette empathie au fur et à mesure.
Et c’est là où il nous faut revenir sur Darwin. En effet, il pensait que chez les
animaux règne la loi du plus fort ou au moins du plus adaptable au milieu.
Il n’avait pas vu l’intelligence, l’habileté, la malice, le faire semblant…Mais, c’est un peu normal, à l’époque et même longtemps après, on a vu les animaux par rapport à l’homme. On a utilisé des critères humais uniquement.On ne les a pas étudiés pour eux-mêmes dans leur milieu naturel.
Il n’avait pas vu l’intelligence, l’habileté, la malice, le faire semblant…Mais, c’est un peu normal, à l’époque et même longtemps après, on a vu les animaux par rapport à l’homme. On a utilisé des critères humais uniquement.On ne les a pas étudiés pour eux-mêmes dans leur milieu naturel.
LES GRANDS SINGES
Les gorilles des montagnes et des plaines, les orangs-outans, les chimpanzés et les bonobos font partie des grands singes. Ils sont grands par la taille et le poids par rapport aux autres espèces de singes mais aussi par leur intelligence, leurs performances (communication avec l'homme entre autres), leur sensibilité.Ils sont proches de nous, étonnamment proches en ce qui concerne les chimpanzés et les bonobos. Leur ADN (le même pour ces cousins germains), ne diffère que de 1,6% du nôtre, ce qui d'après Katherine Pollard, biostatisticienne, fait encore une énorme différence. Il n'en reste pas moins qu'eux et nous sommes des hominidés. Nous avons les mêmes groupes sanguins...
Un gorille mâle peut mesurer jusqu'à 1m,60 et peser 200 kilos et montrer une grande délicatesse dans les sentiments et les gestes tels ces gorilles des montagnes qui retrouvent après une dizaine d'années un homme et sa fille. Ils avaient vécu "ensemble" dans une réserve africaine. Une douzaine d'années plus tard l'homme part dans la montagne avec sa fille pour essayer de retrouver le gorille et son groupe. L'homme s'approche avec mille précautions : un gorille qui charge en hurlant, en se frappant la poitrine de ses deux poings, est effrayant et très dangereux. Le gorille va-t-il le reconnaître? Oui...Cela veut dire qu'il prend l'homme dans ses bras et qu'ils restent enlacés un long moment. L'homme voit que l'attention du gorille s'est fixée sur autre chose. Il a aperçu la jeune fille qui s'est arrêtée plus loin. Il la reconnaît aussi mais la traite avec beaucoup plus de délicatesse que l'homme. Des histoires semblables abondent.
Voici l'histoire de Koko : Koko est une star, c'est une gorille femelle retirée du zoo où elle se trouvait parce qu'elle était très malade. Koko a donc été élevée par Francine Patterson, une psychologue Elle a reçu un entrainement intensif à la communication. Koko, ravie qu'on s'occupe d'elle apprend vite. Elle connait 2000 mots d'anglais, maîtrise la langue des signes. Elle crée des mots: cheval-tigre pour un zèbre, bébé-éléphant pour Pinocchio quand il ment sans doute.Son QI se situe entre 70 et 95. Pour les humains un QI normal est autour de 100. Je termine l'histoire de Koko avec la réponse qu'elle a donné à la question:"Pourquoi Koko pas être comme les autres hommes?-Koko être gorille!" Je trouve cette répartie magnifique et émouvante.
Les animaux nous apportent tellement par leur beauté, leur diversité, leur sensibilité leur monde si différent et si proche du nôtre qu'il serait dommage qu'ils nous "singent". Nous sommes aussi des animaux et manifester notre proximité en nous comportant avec leur simplicité "animale" nous ferait sans doute le plus grand bien.
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